Job Description

Date d'arrivée : Mars 2021 Durée de la mission : 12 mois Lieu : Ouagadougou, Burkina Faso Première Urgence Internationale (PUI) est une Organisation Non Gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque. L’ensemble de ses personnels se mobilise au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique. L’objectif est d’aider les populations déracinées dans l’urgence, tout en leur permettant de regagner rapidement autonomie et dignité. L’Association mène environ 200 projets par an, dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé, la Nutrition, la réhabilitation d’infrastructures, l’eau et l’assainissement et la relance économique. PUI intervient en appui à près de 6 millions de personnes dans 22 pays, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, et en France.

Situation et besoins humanitaires :

Le Burkina Faso, qui avait échappé jusque-là à l’instabilité régionale causée par la chute du régime libyen en 2011, a vu son contexte se dégrader progressivement depuis l’insurrection populaire de l’automne 2014. Même si certains incidents ont été enregistrés courant 2015 sur le territoire Burkinabé à la frontière avec le Mali, ceux-ci furent essentiellement liés à l’intensification des opérations militaires au Mali, repoussant ainsi certains groupes armés sur le territoire Burkinabé et entrainant des contacts rapprochés avec les forces de sécurité Burkinabées. Depuis 2016, les groupes radicaux ont réorienté leurs actions sur le Burkina Faso car ils ont trouvé dans la région du Sahel burkinabé un terreau propice pour se développer. Ainsi, l’attaque du Splendid Hôtel le 15 Janvier 2016 par un groupe terroriste affilié à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), seulement 2 semaines après l’investiture de Kaboré, engage définitivement le Burkina Faso dans cette lutte régionale et révèle aux habitants de la capitale la réalité de la guerre en cours aux portes de leurs pays. Depuis cette attaque, le Burkina Faso est aux prises avec une escalade de la violence insurrectionnelle et un mécontentement social généralisé. Des mouvements islamiques tels qu’Ansaroul Islam, AQMI, le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), ainsi que l’EIGS (Etat Islamique au Grand Sahel)) sont très actifs dans tout le Sahel et notamment au Burkina Faso que ce soit dans les régions du Nord du Burkina Faso, mais également dans la capitale Ouagadougou (contre l’ambassade de France et l’état-major des armées Burkinabé) et dans la région de l’Est. Certaines parties du Nord et de l’Est échappent désormais au contrôle de l’Etat.

Sur le premier semestre 2020, plus de 1 400 incidents ont été enregistrés sur le pays (contre 1 233 incidents pour l’année 2019), ayant provoqué la mort d’environ 750 personnes (source : INSO). Ainsi, malgré les opérations militaires qui laissaient présager un espoir d’amélioration, les Groupes d’Opposition Armés (GOA) radicaux continuent leurs attaques notamment contre les civils et leurs présences s’étend dans le pays. Par ailleurs les groupes d’auto-défense Koglweogo et Dozo sont de plus en plus actifs notamment dans la lutte contre ces GOA. L’implication de ces différentes parties prenantes dans le conflit risque d’attiser des tensions communautaires. Par ailleurs, les exactions commises par les forces de défense et de sécurité drainent de nouveaux adeptes vers les groupes djihadistes. Il est à noter qu’à ce jour, des éléments nouvellement engagés dans la nébuleuse djihadiste, ont été recrutés sur la base de facteurs proprement locaux – qu’ils soient sociaux, religieux, économiques ou politiques. En effet, les zones rurales, là où l’absence de l’État est marquée, et où les populations se sentent délaissées par le pouvoir central se sont retrouvées à embrasser le discours des groupes extrémistes. Ainsi dans ce contexte, l’année 2020 risque d’être charnière en termes de tension socio-politique avec les élections présidentielles notamment.

L’insécurité grandissante au Burkina Faso affecte environ 5.3 millions de personnes selon le HNO de mai 2020. Cette insécurité entraine une détérioration rapide de la situation humanitaire à travers l’accroissement de la vulnérabilité déjà forte des populations avant la crise et l’augmentation des déplacements internes de population. Ainsi alors au 9 décembre 2019 ils étaient près de 560 000 aujourd’hui on dénombre plus d’1 millions de déplacés à travers le pays. La région de l’Est a connu une hausse de déplacements de population et le nombre de déplacés a été multiplié par 3.5 entre février et juillet 2020.

Cette situation d’insécurité et de déplacements concomitants engendre une diminution progressive mais sévère de l’accès aux services sociaux de base accentuées par des barrières physiques notamment en saison des pluies et économiques dans un contexte de pauvreté chronique préexistant à la crise. Ainsi, l’accès aux services de santé s’est particulièrement détérioré et il était dénombré 133 formations sanitaires fermées sur les 5 régions prioritaires (Boucle de Mouhoun, Centre-Est, Centre-Nord, Est, Nord, et Sahel) pour un total de 1 596 233 personnes étant impactées. Par ailleurs 156 formations sanitaires fonctionnaient à minima en mai 2020 réduisant d’autant plus l’accès aux soins des populations.

Nos actions sur le terrain :

PUI a mené deux évaluations en santé, nutrition et WASH en janvier 2019 et décembre 2019 dans la région de l’Est du Burkina Faso. Ces évaluations ont permis l’ouverture d’une mission avec un premier projet de réponse santé financé par le CDCS. Ce projet intervient pour appuyer le maintien du continuum de soins dans le district sanitaire de Fada dans la région Est, en fournissant un appui à Centre Hospitalier de Référence (CHR), à 6 Centre de Soin et de Promotion Social (CSPS) et en déployant une clinique mobile. Actuellement la mission est en attente d’un financement ECHO pour la mise en place d’une clinique mobile réponse rapide et d’un volet WASH pour le CHR et les 6 CSPS ciblé par le CDCS.

La mission prévoit actuellement l’extension des activités santé dans la région et l’ouverture d’une seconde base dans la région de la Boucle du Mouhoun.

Découvrez notre réponse à la crise.

Dans le cadre de nos actions au Burkina Faso, nous recherchons Un·e Coordinateur/trice WASH à Ouagadougou.

Mission :

Sous la responsabilité directe du Chef De Mission, le/la Coordinateur/rice WASH est en charge de la Coordination, du suivi et de la capitalisation des programmes Eau, hygiène et assainissement de la mission Burkina. Il apporte un appui technique aux responsables techniques gérant des projets ayant une composante WaSH dans une relation fonctionnelle. L’appui s’adaptera en fonction du profil des RTs. Le/la Coordinateur/rice WaSH supervise les évaluations dans le domaine de l’EHA, participe à l’élaboration de la stratégie de la mission ainsi qu’au développement de projets en fonction des besoins identifiés.

Activités Principales :

Programmes: Il/Elle fournit un appui fonctionnel aux responsables techniques dans la mise en œuvre des programmes WASH en ce qui concerne les aspects techniques.

Evaluation / Stratégie : Il/Elle participe à l’élaboration de la stratégie opérationnelle et propose de nouvelles interventions en fonction des besoins identifiés dans le pays d’intervention.

Ressources Humaines / Formation : Il/Elle supervise l’équipe de coordination technique WASH de la mission, apporte son soutien aux responsables de programmes dans le recrutement de profils techniques et supervise les actions de formations techniques à partir des besoins identifiés.

Sécurité : Il/Elle contribue au respect des règles de sécurité sur la mission et transmet toutes informations d’ordre sécuritaire à son/sa responsable hiérarchique.

Représentation / Coordination : Il/Elle assure et coordonne la représentation sectorielle de PUI pour les domaines liés à la WASH auprès des partenaires, bailleurs et des différentes autorités, et contribue à la bonne circulation des informations sur la mission.

Zoom sur 3 activités prioritaires relatives au contexte de la mission :

  • Mettre en place le département WASH de la mission (outils, procédure, standards...) ;
  • Appuyer les activités WASH en cours et encadrer techniquement les équipes ;
  • Contribuer aux évaluations sur le volet WASH et concevoir les réponses WASH selon la stratégie pays.

Formation et Expériences

Formation

  • Ingénieur en Eau, Hygiène et Assainissement ou équivalent
  • Gestion de projet
  • Bonne connaissance des forages
Expérience

  • Expérience de plusieurs années en gestion de projet WASH
  • 2 ans en tant que responsable technique de projets WASH en humanitaire
  • Expérience en coordination
  • Expérience réussie de gestion d’équipe expatriée et de programmes WASH
  • Expérience en WASH in Health
Compétences techniques :

  • Excellente qualité rédactionnelle
  • Maitrise de gestion de projets
  • Gestion d’équipe
  • Connaissances approfondies des bailleurs (agences UN, ECHO, EuropeAid, GIZ, DFID…)
Langues : Français indispensable / Anglais apprécié

Conditions proposées

  • Salarié en Contrat à Durée Déterminée
  • Salaire brut mensuel : De 2200 à 2530 Euros par mois selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI
  • Frais pris en charge notamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…
  • Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance
  • Hébergement en maison collective
  • Frais de vie (« Per diem »)
  • Régime de Break: 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break
  • Régime de Congés Payés: 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois
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