United Nations Development Programme (UNDP)

Consultant(e) International(e) (D’appui à L’analyse Des Interventions Du Pnud En Appui à La Conception Et à La Mise En œuvre, S&e De Politiques Publiques Pro-pauvres)

United Nations Development Programme (UNDP)

Job Description

  La République Islamique de Mauritanie compte une population de 3.537.368 d’habitants [RGPH, 2013], répartis inégalement sur un vaste territoire de 1,03 million de km2, désertique à plus de 75%. Les principales ressources budgétaires du pays proviennent de la pêche et des activités extractives (fer, cuivre et or). L’incidence de la pauvreté se situe à 31% selon la dernière Enquête Permanente sur les Conditions de Vie (EPCV) 2015 (44,4% en milieu rural et 16,7% en milieu urbain). Elle est de 32,3% chez les hommes et 27,4% chez les femmes. La répartition de la richesse nationale reste marquée par des inégalités importantes, même si la tendance est à la baisse comme le montre l’évolution de l’indice de Gini qui est passé de 38% en 2000 à 34% en 2014. L'IDH 2018 de la Mauritanie se situe à 0,527 positionnant le pays au 161ème rang sur 189 pays [RMDH 2018]. Sur le plan macroéconomique, la croissance économique s’est a atteint en 2018, 6,9 %, grâce à l’adoption de politiques rigoureuses et la mise en œuvre de réformes structurelles qui s’est traduite par l’augmentation 11,05% entre 2018 et 2019 des investissements prioritaires dans les secteurs sociaux et les infrastructures (18,1 milliards MRU à 20,1 Milliards MRU) [Mission FMI, 10/2019]. La Mauritanie, avec un PIB de 5,2 Mds USD en 2018, compte parmi les pays les moins avancés (PMA). Le PIB s’est amélioré d’un demi-point (de 3 % en 2017 à 3,6 % en 2018) associé à une augmentation de l’inflation (2,3% en 2017 à 3% en 2018). Le PIB par habitant demeure modeste (1 143 USD fin 2018), soit un niveau en dessous de la moyenne d’Afrique subsaharienne (1776 USD). La mise en place d’un nouveau cadre de politique monétaire et l’assouplissement du taux de change ont contribué à amortir les chocs extérieurs, contribuant à préserver les réserves officielles, et soutenant la croissance et la compétitivité. Basée essentiellement sur les secteurs extractifs, notamment du fer, et halieutiques, l’économie mauritanienne est structurellement volatile. Couplée à la mise en œuvre de réformes structurelles dans le cadre du programme avec le FMI signé en décembre 2017, la découverte d’un gisement gazier en off-shore profond à la frontière avec le Sénégal offre de nouvelles perspectives de croissance. Malgré les avancées, les défis demeurent dont la détérioration du marché du travail, entravé par la ségrégation en termes d’équité d’accès du genre, la marginalisation des jeunes et l’ampleur du secteur informel [[Stratégie nationale de l’Emploi, Ministère de l’Emploi/BIT/BAD, 2017]]. Selon les données de l’Enquête Nationale de Référence su l’Emploi et le Secteur Informel (ENRE-SI) de 2017, le taux de chômage se situe à 11,8% (10,9% masculin et 13,3% féminin). La Mauritanie occupe la 139éme position sur un total de 163 pays dont l’indice d’inégalité de genre est disponible. Sur le plan administratif, le pays est subdivisé en 15 wilayas (régions), 55 Moughataa (départements) et 218 communes, dont 168 rurales. Les wali (gouverneur), les hakem (préfet) et les chefs d’arrondissements, représentent le pouvoir de l’Etat et l’autorité centrale. Le pays a été régulièrement confronté à des sécheresses sévères depuis les années 1970 et une accélération dramatique de la désertification qui a conduit à une sédentarisation anarchique de la population, notamment en zones urbaines. Ces dernières années ont été aussi marquées par des inondations et des vagues de chaleur liées au changement climatique. Ces phénomènes qui affectent négativement les moyens d’existence (agriculture et l’élevage) ont accentué la dégradation des conditions de vie socio-économiques des populations, notamment en milieu rural où se concentre la pauvreté. A cela, il faut ajouter la surexploitation des ressources naturelles (forêts, produits halieutiques,…) et des nouveaux défis environnementaux liés à l’exploration/ exploitation des hydrocarbures off-shore et l’orpaillage basé sur l’utilisation du mercure. Enfin, l’assainissement liquide et la gestion des déchets solides en milieu urbain posent des problèmes socio-économiques et environnementaux. Sur le plan de l’égalité genre, la faible implication des femmes dans les affaires publiques demeure un handicap pour le développement car leur participation dans ce processus est une condition nécessaire pour une croissance durable, juste et équitable. Au niveau de l’Administration en Mauritanie, il est noté qu’il existe une faible participation des femmes aux postes de décision. Selon les données de 2017, La représentation des femmes dans l’administration publique est 20.00% pour la grade de Directeur General, Directeur Adjoint (Grade A), Chef de service 29.03% ( Grade B) et Chef de division 33.98% (Grade C) . La politique des quotas constitue une évolution considérable au niveau des textes et a permis des résultats importants par rapport à la présence des femmes dans les listes municipales et législatives candidates au niveau des élections de 2006-2007, de 2013 et de 2018. Les résultats des élections 2018 montrent que la représentativité des femmes au niveau global est de 35,49% sur le nombre global des postes électifs. Toutefois, la représentativité des femmes au niveau des postes de députés au niveau départemental et sur la liste nationale de député avec respectivement 6,19% et 15% restent faibles. Ces chiffres cachent également des disparités importantes de la place de la femme dans le leadership par exemple, sur les 15 présidents de Conseils régionaux, une seule femme préside le Conseil régional de Nouakchott (source : CENI). Sur le plan de la participation de la femme à l’économie, Le secteur formel emploie 13,56% de la population occupée. Les taux d’activité et d’emploi n’ont pas progressé, et ceux qui sont exclus du progrès social, à savoir notamment les jeunes, les femmes et les travailleurs pauvres, sont de plus en plus marginalisés. L’emploi du secteur formel est principalement masculin avec un taux de 78%. Selon les données officielles, les femmes actives occupées dans le secteur formel représentent 35,2% de la population active occupée et elles résident majoritairement en milieu rural. Selon l’activité, les femmes sont principalement occupées par les activités de l’agriculture (43,5%), du commerce (26,1%), par des activités de couture, de coiffure ou de henné (5,4%). Si on ne prend pas en considération l’économie des soins196, le taux d’occupation des femmes est de 25,1% largement inférieur à celui des hommes (58,4%). Quant au secteur formel, Il est estimé que le secteur formel, dans l’économie mauritanienne, emploie environ 46,8 % de la population active selon le BIT (2014). Cependant, la dimension et la contribution au PIB du secteur informel et des travaux non rémunérés exercés par les femmes, notamment dans l’économie des soins (travaux ménagers, champêtres, etc.), restent inconnues. En plus, à l’instar des autres pays du Sahel, la Mauritanie est aussi un pays marqué par des difficultés et des défis majeurs qui peuvent être regroupés en trois principales catégories : les enjeux climatiques, les enjeux démographiques et migratoires, les enjeux sécuritaires. Sur le plan sécuritaire, le Pays appartient à la zone du Sahel, confrontée depuis quelques années au phénomène du terrorisme et l’extrémisme violent, même s’il a été relativement épargné ces derniers des attaques terroristes. A ces innombrables défis socio-économiques et environnementaux, s’est ajoutée depuis mars 2020, la crise sans précédent de la pandémie du corona virus ou COVID-19. A la date du 07 Mai, le Pays a enregistré un cumul de 8 cas confirmés (5 femmes et 3 hommes) et le Pays a réalisé près de 200 tests. S’il apparait relativement moins touché sur le plan sanitaire par rapport à ses voisins (le Maroc, XX cas, l’Algérie, Le Sénégal et le Mali), le Pays a été rudement frappé par la crise. Selon le Ministère de l’Economie et de l’Industrie, l’économie mauritanienne subira une contraction du PIB de 2% alors que le Pays tablait auparavant sur une croissance de 6%. Le déficit budgétaire est estimé à 5% [déclaration du Ministre de l’Economie, 3 juin 2020, www.economie.gov.mr]. L’impact de la crise est surtout ressenti sur les couches les plus vulnérables de la population où l’économie informelle domaine, secteur qui a été durement touché par les mesures de confinement décidées par les autorités pour enrayer la propagation du virus. En développant son programme de coopération 2018-2022, le PNUD s’est engagé soutenir la stratégie de développement à long terme de la Mauritanie (SCAPP 2016-2030), notamment en poursuivant une croissance économique partagée et durable et d’aider le pays à rompre les cycles d’inégalité et de pauvreté, en particulier dans les zones rurales. Ainsi, l’appui du PNUD a permis au Ministère en charge du pilotage de l’économie et du développement de d’assurer la coordination de la mise en œuvre et le suivi régulier de la SCAPP 2016-2030 et des ODD, à travers les 46 cibles prioritaires intégrées dans la stratégie. La mise en œuvre de la SCAPP a permis d’obtenir des résultats probants notamment en termes : • d’amélioration du climat des affaires avec un classement à la 148ème place sur 190 pays dans le Doing Business 2018 • Une amélioration de la compétitivité des industries Mauritaniennes (13) grâce au développement d’un préfixe pays ( code barres) par le Ministère du Commerce, de l’Industrie et du tourisme • Le PNUD a accompagné le Ministère des Finances dans la mise en oeuvre de la nouvelle Loi Organique relative aux Lois des Finances adoptee en 2018. Cet appui a consisté à la révision et la sécurisation de l’application de préparation du budget appelé ‘’TAHDHIR’’. TAHDHIR permet: (i) d’améliorer la qualité du travail des différents acteurs du processus de préparation du budget de l’Etat ; (ii) de produire tous les états de restitution nécessaires à la préparation budgétaire ; et (iii) de raccourcir les délais d’exécution des travaux à chacune des étapes et d’anticiper l’évolution de la nomenclature budgétaire notamment le budget programme.
  • Des progrès ont été réalisés en fiscalité environnementale au travers de l’élaboration d’un pre-projet de loi et d’une étude et la formation des cadres de la Direction Générale des Impôts et de certains secteurs (pétrole, mines et énergie, environnement) sur cette fiscalité.

  • Des progrès réalisés dans l’amélioration des conditions de vie des populations de base (accès aux services sociaux de base, infrastructures...) comme identifié dans le rapport de mise en œuvre de la SCAPP pour les années 2017-2018, élaboré et validé à travers un processus inclusif incluant tous les acteurs aux développement (Administration, partenaires, société civile, secteur privé, élus locaux...). Le rapport a également permis de suivre les avancées dans la mise en œuvre des cibles ODD priorisées et intégrées dans la SCAPP et d’identifier les chantiers qui nécessitent une attention particulière et des ajustements éventuels afin d’atteindre les objectifs..

  • Les capacités des acteurs de l’emploi sont renforcées grâce à l’identification des critères et des besoins du marché et des gap en matière de d’adéquation profil -emploi à travers la réalisation d’ études sur les profils de l’emploi en Assaba, Brakna et Nouakchott.

  • Les capacités de résilience des populations sont renforcées (plus de 10.000 personnes sont renforcées dans 72 villages) à travers la mise en place de plans de contingences, la formation sur les risques de catastrophes naturelles et sur les techniques de collectes et transmission des données sur les risques.

A mi-parcours de son programme de coopération, le PNUD envisage de conduire une analyse des résultats obtenus à travers ses interventions en matière de soutien aux efforts de la Mauritanie pour la conception, la mise en œuvre de politiques publiques pro-pauvres. Elle devra faire ressortir les acquis, la pertinence, l’efficacité, l’efficience, l’impact, les contraintes et les leçons apprises, permettant de capitaliser pour une seconde phase. Dans ce cadre, le Bureau du PNUD cherche à recruter une équipe de consultants (un consultant international, chef d’équipe et un consultant national d’appui) pour conduire une mission d’évaluation des interventions du PNUD en appui à la conception et à la mise en œuvre, S&E de politiques publiques pro-pauvres. Les présents termes de référence serviront pour le recrutement et l’encadrement de la mission du consultant international.  
Duties and Responsibilities
Un examen documentaire de toute la documentation pertinente. Il s'agirait notamment d'examiner les documents suivants :
  • Le document de la SCAPP

  • L’UNDAF

  • Les stratégies sectorielles que le programme a appuyé

  • Documents de projet

  • Théorie du changement des documents de Programme de Pays et leurs cadres de résultats.

  • Rapports sur l'assurance de la qualité des programmes et des projets.

  • Plans de travail annuels.

  • Rapports consolidés trimestriels et annuels.

  • Rapport de suivi axé sur les résultats.

  • Rapports de suivi technique/financier.

Entretiens semi-structurés avec les principales parties prenantes, notamment les principaux homologues gouvernementaux, le donateur ou ses représentants, les représentants des principales organisations de la société civile si pertinent, et les partenaires d'exécution :
  • Élaboration de questions d'évaluation sur la pertinence, l'efficacité, l'efficience et la durabilité, conçues pour différentes parties prenantes à interroger.

  • Discussions avec des informateurs clés et des groupes de discussion avec des hommes et des femmes, des bénéficiaires et des intervenants.

  • Toutes les entrevues doivent être menées en toute confidentialité et dans l'anonymat. Le rapport d'évaluation final ne devrait pas attribuer de commentaires particuliers à des personnes.

  • Enquêtes et questionnaires incluant les participants aux programmes de développement, et/ou des enquêtes et questionnaires impliquant d'autres parties prenantes aux niveaux stratégique et programmatique.

  • Visites sur le terrain et validation sur place des principaux résultats et interventions tangibles. Ces visites de terrains sont réalisées sur un échantillon des interventions du programme sur le terrain et en concertation avec les responsables du Bureau.

  • L'évaluateur doit suivre une approche participative et consultative qui assure un engagement étroit avec les responsables de l'évaluation, les partenaires d'exécution et les bénéficiaires directs.

  • Autres méthodes telles que la cartographie des incidences, les visites d'observation, les discussions de groupe, etc.

Examen et analyse des données de suivi et d'autres sources et méthodes de données.
  • Assurer une validité et une fiabilité maximales des données (qualité) et promouvoir leur utilisation ; l'équipe d'évaluation assurera la triangulation des différentes sources de données.

Competencies
  • Capacité à planifier et prioriser ;

  • Capacité à travailler sous pression ;

  • Bonnes aptitudes de communication écrite et orale ;

  • Bonnes capacités de travail en équipe ;

  • Sens relationnel aiguisé ;

  • Sensibilité et faculté d'adaptation à la culture, genre, religion, race, nationalité et âge ;

  • Démontrer une intégrité en se conformant aux valeurs et normes déontologiques des Nations Unies.

Required Skils and Experience
Education :
  • Diplôme universitaire au moins Bac+5 en sciences sociales, statisticien-économiste, de préférence spécialiste en évaluation de politiques publiques pro-pauvres.

Expérience :
  • Un minimum de dix (10) années d’expérience professionnelle dans le domaine des évaluations stratégiques et de programme, de la planification, de la coordination et la direction d’activités relatives à la recherche et au développement ;

  • Une bonne connaissance et une expérience prouvée en conduite d’évaluations sur les questions de politiques publiques, de pauvreté

  • Une expérience avec le Système des Nations Unies, en particulier le PNUD et une bonne connaissance de son mandat est un atout ;

  • Une bonne expérience en conduite d’évaluation en situation de crise est vivement souhaitée

Langues :
  • La maîtrise du Français et la connaissance de l’Arabe et de l’Anglais est un atout.

UNDP is committed to achieving workforce diversity in terms of gender, nationality and culture. Individuals from minority groups, indigenous groups and persons with disabilities are equally encouraged to apply. All applications will be treated with the strictest confidence. UNDP does not tolerate sexual exploitation and abuse, any kind of harassment, including sexual harassment, and discrimination. All selected candidates will, therefore, undergo rigorous reference and background checks.
Apply Now